ERIC PERON À BORD DE DONGFENG. La rage de vaincre !

ERIC PERON À BORD DE DONGFENG. La rage de vaincre !

© Sam Greenfield / DRT

À une semaine de l’arrivée de la 3e étape de la Volvo Ocean Race à Sanya, en Chine – les concurrents viennent d’arrondir Singapour -, répétons-le, personne n’attendait le voilier Dongfeng et ses hommes à telle fête, en  solide leader et animateur de la course. Eric Peron fait partie de cet équipage emmené par le Français Charles Caudrelier.

DFG_150119_greenfield_6794Plus de deux semaines et demi que le voilier rouge trace sa route en tête de la flotte. Une place acquise au passage du détroit d’Ormuz au sortir d’Abu Dhabi et qui depuis est restée leur. Traverser l’océan Indien, le Golfe du Bengale, arrondir le Sri Lanka et embouquer le détroit de Malacca n’y changera rien. Des vocables enchanteurs pour tout grand voyageur mais qui ont sans aucun doute eu une autre résonance pour les Dongfeng Boys, soumis aux caprices de vents erratiques et à la « Théorie de l’élastique ». Ah, ce fameux élastique, les marins le connaissent bien. En fait c’est assez simple, vous êtes premiers avec une avance confortable, le vent s’écroule sur votre étrave alors qu’il reste soutenu pour vos poursuivants qui ne manquent pas de recoller à votre tableau arrière. Dongfeng a possédé jusqu’à 106 milles nautiques d’avance (196km). Au passage de Singapour, l’écart était encore de 90 milles (167km) et à l’heure de ces lignes, l’avance s’est réduite de moitié (46 milles/85km).

Eric Peron au passage du Sri Lanka : « … Le vent était terriblement perturbé. Notre vitesse et notre avance ont presque fait la même variation : de 20 à 0. Je crois que personne ne faisait le malin à bord quand on essayait d’accrocher un petit 2 nœuds (3,6km/h) de vitesse et que nos concurrents, à moins de 10 milles (18km) derrière, pointaient leurs étraves à plus de 12 nœuds (22km/h). Heureusement, dans ce genre de situation, il y a parfois une justice ! Le premier qui en sort repart avant les autres. Nous avons vite repris nos milles d’avance. Hiiihhhaaaa. Reste à voir quand l’élastique va se détendre encore ? À votre avis ? Moi perso, j’aimerais bien que cela se passe seulement dans le port de Sanya… ».

Cultiver la différence!

Incontestablement, l’équipage de Dongfeng n’a rien à voir avec celui des autres participants à cette Volvo Ocean Race. D’abord, parce que le projet est basé sur la formation des Chinois à la course au large. Ce qui impose d’embarquer des ressortissants de l’Empire du Milieu qui, il y a un an, n’avaient jamais passé une nuit en mer et navigué sur de telles machines. Et ils s’en sortent à merveille ! Puis, la manière dont Charles Caudrelier a composé son équipage, avec une domination de « Figaristes », ces skippers français habitués aux courses en solitaire sur des monotypes (bateaux tous identiques comme ceux de la Volvo Ocean Race).
Eric Peron : « … En monotypie, il faut savoir tout faire, ne jamais lâcher ; c’est le bonhomme qui fait la différence. C’est probablement une des clefs de notre performance actuelle. Et puis, il nous faut transmettre à nos équipiers chinois pour qu’ils soient plus performants. Cette communication est extrêmement positive pour l’ambiance à bord qui est très bonne. Peut-être la 2e clefs de la réussite. Mais l’étape n’est pas finie et nous n’en sommes qu’à la 3e sur 9 !… ».

Objectif Vendée Globe

Aux termes de cette 3e étape de la Volvo Ocean Race, Eric Peron aura parcouru plus de 18 000 milles (33400km), soit plus des 2/3 d’un Vendée Globe (21600/40 000km) et passé plus de 70 jours en mer, soit aussi quasiment la durée de l’épreuve (Macif, 78 jours en 2012). Pourquoi cette comparaison ? Parce qu’au delà de cette fantastique Volvo Ocean Race, le breton tient ferme la barre de son désir d’engagement dans cette épreuve en solitaire qui s’élancera des Sables d’Olonne le 16 novembre 2016. Eric Peron « … j’ai créé Be One Team, un club d’entreprises, pour répondre au programme de mes courses océaniques. La Volvo n’était pas initialement au programme. J’ai cette énorme chance d’avoir été recruté pour y participer. Après ces 8 mois passés dans l’équipe Dongfeng (il en reste 5 autres), j’ai accumulé une grosse partie de l’expérience que je n’avais pas pour affronter un Vendée Globe. Maintenant, je travaille avec mon équipe à terre à faire fonctionner ce réseau d’affaires et valider mon inscription. Toutes les entreprises y sont les bienvenues… ».

Rico Ocean Trip

Au-delà du pur sportif, généralement de manière décalée avec un humour qui lui est propre, Eric Peron aime à faire partager ses aventures via l’image. Le 3e épisode de ses pérégrinations autour du monde vient de sortir. Après Alicante et Cape Town, embarquez pour Abu Dhabi !

(Pour le visionner, cliquez sur l’image ci-dessous)

 

 

 

 

 

 

Au dernier pointage, Dongfeng est toujours en tête de la 3e étape de la Volvo Ocean Race à 900 milles (1167km) de l’arrivée à Sanya  et devance Abu Dhabi Ocean Racing de 40 milles (74 km).

Date estimé d’arrivée le mardi 27 janvier 2015.

© : Sam Greenfield / DRT / Volvo Ocean Race, Be One Team

À une semaine de l’arrivée de la 3e étape de la Volvo Ocean Race à Sanya, en Chine – les concurrents viennent d’arrondir Singapour -, répétons-le, personne n’attendait le voilier Dongfeng et ses hommes à telle fête, en  solide leader et animateur de la course. Eric Peron fait partie de cet équipage emmené par le Français Charles Caudrelier.

DFG_150119_greenfield_6794Plus de deux semaines et demi que le voilier rouge trace sa route en tête de la flotte. Une place acquise au passage du détroit d’Ormuz au sortir d’Abu Dhabi et qui depuis est restée leur. Traverser l’océan Indien, le Golfe du Bengale, arrondir le Sri Lanka et embouquer le détroit de Malacca n’y changera rien. Des vocables enchanteurs pour tout grand voyageur mais qui ont sans aucun doute eu une autre résonance pour les Dongfeng Boys, soumis aux caprices de vents erratiques et à la « Théorie de l’élastique ». Ah, ce fameux élastique, les marins le connaissent bien. En fait c’est assez simple, vous êtes premiers avec une avance confortable, le vent s’écroule sur votre étrave alors qu’il reste soutenu pour vos poursuivants qui ne manquent pas de recoller à votre tableau arrière. Dongfeng a possédé jusqu’à 106 milles nautiques d’avance (196km). Au passage de Singapour, l’écart était encore de 90 milles (167km) et à l’heure de ces lignes, l’avance s’est réduite de moitié (46 milles/85km).

Eric Peron au passage du Sri Lanka : « … Le vent était terriblement perturbé. Notre vitesse et notre avance ont presque fait la même variation : de 20 à 0. Je crois que personne ne faisait le malin à bord quand on essayait d’accrocher un petit 2 nœuds (3,6km/h) de vitesse et que nos concurrents, à moins de 10 milles (18km) derrière, pointaient leurs étraves à plus de 12 nœuds (22km/h). Heureusement, dans ce genre de situation, il y a parfois une justice ! Le premier qui en sort repart avant les autres. Nous avons vite repris nos milles d’avance. Hiiihhhaaaa. Reste à voir quand l’élastique va se détendre encore ? À votre avis ? Moi perso, j’aimerais bien que cela se passe seulement dans le port de Sanya… ».

Cultiver la différence!

Incontestablement, l’équipage de Dongfeng n’a rien à voir avec celui des autres participants à cette Volvo Ocean Race. D’abord, parce que le projet est basé sur la formation des Chinois à la course au large. Ce qui impose d’embarquer des ressortissants de l’Empire du Milieu qui, il y a un an, n’avaient jamais passé une nuit en mer et navigué sur de telles machines. Et ils s’en sortent à merveille ! Puis, la manière dont Charles Caudrelier a composé son équipage, avec une domination de « Figaristes », ces skippers français habitués aux courses en solitaire sur des monotypes (bateaux tous identiques comme ceux de la Volvo Ocean Race). Eric Peron : « … En monotypie, il faut savoir tout faire, ne jamais lâcher ; c’est le bonhomme qui fait la différence. C’est probablement une des clefs de notre performance actuelle. Et puis, il nous faut transmettre à nos équipiers chinois pour qu’ils soient plus performants. Cette communication est extrêmement positive pour l’ambiance à bord qui est très bonne. Peut-être la 2e clefs de la réussite. Mais l’étape n’est pas finie et nous n’en sommes qu’à la 3e sur 9 !… ».

Objectif Vendée Globe

Aux termes de cette 3e étape de la Volvo Ocean Race, Eric Peron aura parcouru plus de 18 000 milles (33400km), soit plus des 2/3 d’un Vendée Globe (21600/40 000km) et passé plus de 70 jours en mer, soit aussi quasiment la durée de l’épreuve (Macif, 78 jours en 2012). Pourquoi cette comparaison ? Parce qu’au delà de cette fantastique Volvo Ocean Race, le breton tient ferme la barre de son désir d’engagement dans cette épreuve en solitaire qui s’élancera des Sables d’Olonne le 16 novembre 2016. Eric Peron « … j’ai créé Be One Team, un club d’entreprises, pour répondre au programme de mes courses océaniques. La Volvo n’était pas initialement au programme. J’ai cette énorme chance d’avoir été recruté pour y participer. Après ces 8 mois passés dans l’équipe Dongfeng (il en reste 5 autres), j’ai accumulé une grosse partie de l’expérience que je n’avais pas pour affronter un Vendée Globe. Maintenant, je travaille avec mon équipe à terre à faire fonctionner ce réseau d’affaires et valider mon inscription. Toutes les entreprises y sont les bienvenues… ».

Rico Ocean Trip

Au-delà du pur sportif, généralement de manière décalée avec un humour qui lui est propre, Eric Peron aime à faire partager ses aventures via l’image. Le 3e épisode de ses pérégrinations autour du monde vient de sortir. Après Alicante et Cape Town, embarquez pour Abu Dhabi !

(Pour le visionner, cliquez sur l’image ci-dessous)

 






Au dernier pointage, Dongfeng est toujours en tête de la 3e étape de la Volvo Ocean Race à 900 milles (1167km) de l’arrivée à Sanya  et devance Abu Dhabi Ocean Racing de 40 milles (74 km).

Date estimé d’arrivée le mardi 27 janvier 2015.

© : Sam Greenfield / DRT / Volvo Ocean Race, Be One Team